Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Cure de jouvence

Publié le 13 Mai 2007 par Marielle dans Au jour le jour

Cet article risque d'en faire ricaner certain(e)s mais je m'en fiche, je me suis trop régalée alors je vais vous raconter quand même.

L'histoire commence le 16 novembre 1990. J'avais à l'époque 14 ans et avec mes copines de collège on était toutes raides dingues de Patrick Bruel. On avait donc mis à l'époque environ 130 balles de notre argent de poche de côté pour aller à son concert, à Limoges bien sûr.
A 21h00, au palais des sports, environs 4000 jeunes filles rarement accompagnées ont entendu fébriles les premières notes de la guitare de Brubru et ces paroles "le sommeil veut pas d'moi tu rêves depuis longtemps...", avec une mise en scène qui nous a toutes fait hurler à l'unisson, c'est à dire que l'Idole était dans le noir jusqu'au refrain. Bref ce moment là, il est resté gravé dans ma mémoire, probablement parce que j'avais 14 ans et que c'était notre effet Patriiiiick à nous, en tous cas je ne l'ai jamais oublié.

A partir de là s'en sont suivies quelques années de fanatisme absolu : posters dans la chambre, classeurs pleins d'articles soigneusement découpés et  classés par ordre chronologique, traque des émissions télé où on pouvait l'apercevoir 2 minutes... je dois dire que ça m'a bien occupé, et procuré pas mal de plaisir (mais si c'est MOI qu'il regardait quand il chantait face caméra "j'sais bien qu'j'te l'ai trop dit, mais j'te l'dis quand même... je t'aime" chez Drucker ou Foucault)... Ah la la que de bons souvenirs. Je l'ai donc revu en concert en 1994 mais à l'époque l'hystérie était passée, j'étais plus mûre et donc plus sage et calme. Peut être un peu dans le déni aussi (mais non je suis pas une bruelmaniaque !)

Ensuite ses albums m'ont laissé de marbre, (surtout celui qu'il a écrit en 1938), et puis hier soir avec Auré on s'est dit, et si on y retournait, qu'est ce que ça ferait ? Mon chéri m'a dit que j'allais me faire chier, que je ferais aussi bien d'y apporter un jeu de 52 cartes et des jetons (ha ha).

Et ben vous savez quoi ? il a débuté son concert exactement comme il y a 17 ans, pareil, a capella, les mêmes paroles, dans le noir, ça nous a scotchées... en fait j'en ai même versé ma larme, ben ouais, et ça m'a trop fait du bien, de regoûter à ce temps insouciant et léger, de redevenir ado. Avec ma vieille cop's on a passé une soirée mémorable, vraiment mémorable.
Lire la suite

Leçon n°1 : Allez hop ! tous en taule !

Publié le 11 Mai 2007 par Marielle dans Au jour le jour

Quand y'aura plus de place en prison, et ben y'en aura encore !

Cet article a été pris sur le site www.ladepeche.com, à propos des peines prononcées à l'encontre de manifestants très très méchants et dangereux. Jugez vous même...

JUSTICE. EN LES CONDAMNANT À DES PEINES ALLANT D'UN À SIX MOIS DE PRISON FERME, LE TRIBUNAL A ÉMIS UN SIGNAL DE FERMETÉ ET DE SÉVÉRITÉ.

14 émeutiers en prison

Si les responsables des émeutes qui ont secoué la place du Capitole dimanche soir, à l'issue de l'élection de Nicolas Sarkozy sont les gauchistes et anars qu'on veut bien nous décrire, aucun des dix-sept prévenus qui comparaissaient hier ne correspond à ce profil. Âgés d'une vingtaine d'années, à l'exception de trois d'entre eux, la plupart sont étudiants en sciences de l'éducation, en horticulture, en management. Il y a là des animateurs, des jeunes courant de mission d'intérim en petit boulot, et même un fils de diplomate. Une brochette complétée par quelques marginaux. Aucun ne semble franchement aguerri aux manœuvres d'agitation publique et de harcèlement des forces de l'ordre.

Seize d'entre eux devaient répondre de violences - sans incapacité de travail - sur des policiers, accomplies à l'aide de cannettes de bière ou de cailloux ; le dernier pour s'en être pris à la vitrine de l'agence EDF-GDF (1).

Dès les premiers dossiers d'une interminable audience qui s'est achevée tard, hier soir, le procureur Cavaillès a voulu montrer la fermeté du parquet pour décourager toute nouvelle velléité : « Il faut choisir entre l'ordre républicain et le désordre des voyous. » Car, dira-t-il, « c'est une curieuse conception de la démocratie que de contester les résultats d'une élection en s'en prenant aux serviteurs de la loi ». Les peines prononcées vont d'un mois de prison ferme pour les dix prévenus présentant un casier judiciaire vierge, à six mois et maintien en détention pour un délinquant déjà condamné douze fois.

Dans cette audience fleuve où les avocats de la défense, Mes Christian Etelin et Pierre Lebonjour en tête, se sont appliqués à décrire le flou et l'imprécision des procès-verbaux des policiers, quand ils n'ont pas émis de sérieux doutes sur l'authenticité de leurs témoignages, certains ont reconnu avoir participé au caillassage, d'autres ont échoué à se faire passer pour des citoyens lambda qui se seraient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment.

Un seul prévenu a obtenu la relaxe. Il s'agit d'un jeune homme de 22 ans, animateur, sortant éméché d'une soirée entre amis, qui reconnaît avoir insulté le nouveau Président de la République en ces termes : « Fuck Sarkozy », « J'encule le Président », à la barbe de CRS soumis à rude épreuve depuis plusieurs heures. Son avocat, un des ténors du barreau, Me Simon Cohen plaidera « le doute raisonnable » planant sur la participation réelle de son client aux émeutes. En s'appuyant en particulier sur les déclarations d'un lieutenant de police supervisant les opérations et démentant les violences du jeune homme.

Pour son rôle très minime dans les échauffourées, une jeune intermittente du spectacle, la seule femme comparaissant hier, a été condamnée à un mois de prison avec sursis.

Jean-Louis Dubois-Chabert (1) Il a écopé de deux mois de prison avec sursis.


«Jugé pour une chaussure»

« Depuis qu'Ugo a été arrêté, on ne l'a plus revu. Les policiers l'ont interpellé place du Capitole dans un contexte surréaliste. Il avait donné un coup de pied à un reste de grenade lacrymogène et sa chaussure a volé en direction des policiers. Il s'est mis à courir et a pris sa seconde chaussure en la lançant contre les forces de l'ordre. Il s'est retrouvé pieds nus et les policiers l'ont arrêté à ce moment-là », racontent les amis d'Ugo, venus hier après-midi, soutenir leur copain âgé de 21 ans. « On lui reproche des violences, mais en fait il est jugé pour avoir jeté une chaussure… »

Un peu plus loin, la petite amie d'Ugo, Fanny, 20 ans, patiente aux portes du tribunal faute de pouvoir assister à l'audience. « J'aimerais pouvoir témoigner et dire aux juges ce qui s'est vraiment passé. J'étais avec mon copain dimanche soir. Ugo est venu me chercher au métro Capitole mais ce soir-là on ne devait pas se retrouver à la manif. Quand on est arrivé à proximité de l'Hôtel de ville, il y avait des gros nuages de lacrymo partout… Ugo a été arrêté parce qu'il a jeté sa chaussure contre les policiers qui le poursuivaient. Il n'a pas été violent à ce moment-là », ajoute Fanny.

Une version qui se heurte à celle des policiers puisque le jeune homme est soupçonné de violence sur des forces de l'ordre.

De nombreuses personnes ont attendu ainsi une bonne partie de l'après-midi devant le tribunal. Un rassemblement dans le calme qui prenait des allures de meeting de soutien après la tempête. La circulation a été déviée à cet endroit provoquant de nombreux embouteillages allées Jules-Guesde dès 17 heures. F.Ab.

Lire la suite